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Octobre 2019
La révolution ou la social-démocratie
Auteur : François de Vargas

Dans le numéro d’août 2019, Hans-Peter Renk s’en prend énergiquement à François de Vargas pour un article en réponse à Jean Ziegler, où il s’en prenait aux slogans anti-capitalistes et disait que la social-démocratie était peut-être la meilleure solution. Voici sa réponse:

Cher Hans-Peter Renk,
Vous me reprochez de ne pas voir les défauts de la social-démocratie, en me citant les décisions droitières de Ruth Dreifuss, de Simonetta Sommaruga, etc. En réalité je les vois fort bien. Je ne prends pas la défense du capitalisme. Au contraire, ses défauts (pour ne pas dire ses crimes) me sautent aux yeux, et deviennent encore plus visibles avec la crise climatique, l’accroissement de la pauvreté, etc. Je constate justement que le capitalisme est partout, que nous baignons dedans (même en utilisant mon ordinateur, je fais marcher les GAFAM). Et Jean Ziegler est peut-être utopique de souhaiter que sa petite-fille voie la fin du capitalisme. Souhaiter la fin du capitalisme me semble être un vœu pieux. Si je cherche dans l’histoire les moyens qui diminuent la nocivité du capitalisme, je n’en vois que deux: la révolution et la social-démocratie. Hélas, la révolution n’a guère réussi – qu’on pense à l’URSS (1917) à la Chine (1949) au Vietnam (1975), au Chili d’Allende (1970-73). Une social-démocratie bien réglementée, sans être parfaite, semble avoir mieux réussi (la Suède vaut mieux que l’URSS ou la Chine, qui est devenu un pays capitaliste, ou le Venezuela).

Merci à l’essor de permettre ce genre de débat.

François de Vargas

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