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Avril 2025
DES REGARDS ET DES MAUX
Lu par : Mario Bélisle

DES REGARDS ET DES MAUX
François Pilet, médecin de famille, Éditions Favre

Mais quel excellent ouvrage que voilà et quelle agréable lecture ! Pas seulement parce qu’on se fait vieux et qu’on apprécie qu’un médecin humaniste sache mettre en mots… nos maux. Ni à cause de son regard profond de sagesse, ressortant des entretiens donnés à la télé, lors de la parution du livre. Mais plutôt parce qu’en lisant les réflexions du Dr Pilet dans ce livre qu’il vient de publier, parsemé d’anecdotes et de souvenirs de ses longues années de pratique de la médecine, on se surprend à penser, page après page: « Bon sang, c’est le genre de médecin généraliste que j’aurais aimé avoir comme médecin de famille ! »

Mais, bien sûr, je ne le connais pas personnellement. J’espère qu’il me pardonnera quand même d’emprunter si cavalièrement ce passage de son prologue: « Ainsi en médecine: le savoir, qui progresse sans cesse grâce à la science, est certes indispensable, mais loin d’être suffisant pour connaître et comprendre le patient qui nous fait face et pour prendre des décisions, avec lui, à son sujet. Connaître implique une relation […] Qui dirait “Je sais cette personne”, lorsqu’il la connaît ? On perçoit bien là que la distinction entre savoir et connaissance n’est pas une futilité du langage ». Pour ensuite citer Christian Bobin: « Ce que l’on sait de quelqu’un empêche de le connaître ».

Ne dévoilons pas plus avant le contenu du livre, mais espérons que ces mots de son éditeur cette fois, vous donneront envie de le commander auprès de votre libraire préféré: « Récits drôles ou poignants et réflexions sur le sens du métier se répondent et s’entremêlent autour d’un fil rouge: comment offrir une présence de qualité, présence face à face ou côte à côte, une attention à l’autre telle qu’une vraie rencontre ait lieu et permette, dans la mesure du possible, de soulager la souffrance? Au-delà de la fabuleuse technologie que les progrès de la science nous offrent aujourd’hui, malgré elle parfois, une médecine de la personne reste possible et se révèle même plus indispensable que jamais ».

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