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On connaît David de Pury, qui s’est enrichi par le travail d’esclaves en Amérique du Sud. On connaît Louis Agassiz, qui a affirmé que les nègres étaient des sous-hommes. Mais qui connaît Wilhelm Joos ?
Wilhelm Joos était schaffhousois. Né en 1821, il est médecin. Il étudie dans diverses villes d’Europe puis voyage en Amérique du Sud, en Afrique du Nord et en Asie de l’Ouest. Revenu dans sa ville natale, il s’engage en politique, tout d’abord dans son canton, puis dans la Berne fédérale.
On trouve dans les archives la trace de ses interventions. Il est le premier Conseiller National qui a parlé de l’esclavage et a déposé une motion visant à l’interdire. Il s’est aussi préoccupé de la santé et des droits des enfants, et a lutté pour interdire le travail de ces petits. Il est décédé en 1900.
Il faut remarquer qu’on connaît davantage des personnes ou des événements graves, négatifs, alors qu’on ne met pas en exergue des personnalités positives comme Wilhelm Joos. Pas assez.
Mireille Grosjean, La Chaux-de-Fonds