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Peut-on parler du service civil en Suisse sans rappeler notre ami Pierre Cérésole et cette organisation dont il fût le fondateur, à savoir le Service civil international (SCI) ? Nous sommes à peu près certains que la quasi totalité des lecteurs de L’Essor la connaît, mais revenons-y brièvement…
Le SCI est né, en 1920 déjà, de l’idée même de construire la Paix en allant servir son prochain, plutôt que d’aller lui faire la guerre.
À partir de la Première Guerre mondiale, Pierre Cérésole – dont le papa conseiller fédéral avait été président de la Confédération – travaille sans relâche pour tenter de mettre en place un service civil pour les objecteurs, en remplacement des obligations militaires pour les personnes qui se déclarent en conflit de conscience. Outre la pétition fédérale qu’il lança en 1922-1923, ce pionnier de la paix aura l’occasion de s’illustrer par différents coups d’éclats et manifestations politiques et antimilitaristes en Suisse, qui ont marqué les consciences de l’époque. Rares sont les hommes comme lui qui ont osé confronter leurs contemporains à leurs propres contradictions.
Pierre Cérésole était ingénieur de formation. Homme de conviction, pionnier de la non-violence, il a parcouru l’Europe, l’Asie et l’Amérique, dans le cadre de ses engagements en faveur de la paix. Ami de Romain Rolland et de Gandhi, Cérésole était de toute évidence un personnage d’exception.
Aujourd’hui encore, l’œuvre de ce pionnier perdure. Le SCI continue de construire la paix par des actes concrets, dont une centaine de camps de travail volontaire organisés dans de nombreux pays. Fort de ses 600 membres, le SCI, dont le siège est à Berne, porte encore fièrement le flambeau.
Réd.