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Juin 2020
Pour la dignité des personnes âgées
Auteur : Rcy

Créée en 1990, la FARES est l’organisation faîtière nationale de coordination des actions des associations de retraités et des organisations d’entraide. A l’heure actuelle, elle représente 18 organisations nationales (dont l’AVIVO), cantonales et régionales et compte environ 130.000 membres. Elle est la voix des personnes âgées et défend leurs intérêts. Elle est politiquement indépendante et confessionnellement neutre.

L’ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss et Angéline Fankhauser, ancienne conseillère nationale, sont les fondatrices de la FARES. Pour elles, les seniors ne doivent pas se replier sur eux-mêmes, sinon d’autres décident à leur place. Pour les acquis comme des retraites sûres, un bon système de santé pour tout le monde, la dignité et l’autodétermination, il n’existe aucune garantie. Il faut sans cesse recommencer à se battre pour eux et c’est pour cela que la FARES est nécessaire.

Pour la FARES, une prévoyance vieillesse sûre et de qualité vaut de l’or. Et c’est dans l’intérêt de toute l’économie, c’est-à-dire dans l’intérêt des jeunes et des vieux! Celle ou celui qui a donné le meilleur de lui-même durant toute sa vie a aussi droit à une retraite sûre et décente.

La réalité est malheureusement différente. La moitié de toutes les personnes parties à la retraite en 2017 doivent s’en sortir avec moins de 1777 francs de rente AVS par mois. A cela s’ajoute que les rentes du 2e pilier baissent et que beaucoup de femmes ne touchent qu’une mini-rente, voire aucune. L’AVS se révèle être en revanche stable comme un grand paquebot insubmersible. C’est pour cela que la FARES et l’AVIVO s’engagent pour le renforcement de l’AVS à travers les bénéfices de la Banque nationale et une 13e rente AVS afin d’assurer l’existence des ainé-e-s.

Les seniors ne sont pas coupables de la propagation du coronavirus, de l’absence de vaccin, de médicaments et de masques, ni de la menace de récession. Il n’y a donc aucune raison de taxer les plus de 65 ans de groupe à risque. Et la FARES d’ajouter: «Au lieu de dresser les générations les unes contre les autres en usant du terme indigne de «gérontocratie», nous demandons aux jeunes citoyen-ne-s de tous âges de se renforcer eux-mêmes plutôt que d’affaiblir les autres. Dans l’intérêt de tout le monde, avant tout aussi des jeunes, car ceux-ci sont les aîné-e-s de demain».

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