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Centième anniversaire 2005    [22] °
Entre hasard et apprentissage permanent
Auteur : Edith Samba

Ma formation scientifique et technique terminée, je me plongeais avec délice dans de multiples expérimentations professionnelles et exploratoires. Manches retroussées, poussée par ce besoin viscéral de voir, toucher, entendre la complexité du monde, j’étais de fait, durant une bonne décennie, à la recherche de moi-même.

Je dois aussi reconnaître qu’à cette époque, je frisais l’illettrisme. N’accordant que peu de cas à la chose écrite, j’étais juste apte à décoder les signes cabalistiques hindous ou arabes pour prendre le bon bus et à jeter sur le dos d’un emballage quelconque de vagues considérations fumeuses, jaillissant aux carrefours de ma quête…

Par la suite, de nouveaux centres d’intérêts m’obligèrent à retrouver l’usage de la plume. Soutenue par un Larousse prématurément vieilli et beaucoup de thé à la menthe, j’entamais en autodidacte et fort laborieusement ma deuxième alphabétisation. Aussi quand, en 1999, Rémy Cosandey me suggéra de rejoindre le comité de rédaction de l’Essor, je crus d’abord à une énorme plaisanterie… Mais, face à sa confiance en mes potentialités, je me suis laissée tenter de relever ce nouveau défi.

Approcher les connaissances de gens de terrain, apprendre à faire des synthèses et clarifier ses opinions, trouver un ton personnel se révèle encore aujourd’hui un exercice extrêmement enrichissant à maints égards. Côtoyer au sein du comité tant de fortes personnalités, chaleureuses, riches d’expériences et de convictions passionnées, aiguillonne régulièrement mon envie de comprendre, au travers d’une variété de sujets que je n’avais souvent pas pris la peine d’approfondir auparavant. Aller chercher, recouper, sélectionner des informations, partager mes doutes et questionnements avec nos lecteurs s’avèrent, pour moi, le meilleur des détartrants pour neurones, interdisant dogmatisme et somnolence intellectuelle.

Puissent ici nos lecteurs et mes collègues accepter mes très sincères remerciements pour supporter avec patience les balbutiements d’une éternelle néophyte.

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