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Centième anniversaire 2005    [16] °
La joie de faire partie d’une équipe
Auteur : Suzanne Gerber

Mon compagnonnage avec l’Essor date de loin: m’étais-je abonnée grâce aux recommandations de membres du groupe JEAN dont je faisais partie, ou lors de mes échanges avec les amis des Amis (Quakers), ou encore à cause de mon intérêt pour Gandhi, les objecteurs de conscience, le service civil?

Tout de suite, les rencontres annuelles organisées par le journal m’ont intéressée; de plus, j’ai encore la copie de la lettre, datée du 17 avril 1953, que j’avais adressée à la rédaction: intéressante parce que reflétant mes illusions d’alors.

Quelques années avant, en septembre 1949, Edmond Privat m’avait écrit pour me demander de reprendre la responsabilité de la rédaction du journal. Enseignante à plein temps à l’Ecole secondaire de Saint-Imier, je ne me sentais pas capable d’assurer une telle responsabilité, même avec l’aide de collaborateurs. C’est donc beaucoup plus tard, à la fin des années 80, que je devins participante de l’équipe de rédaction. Reprenant des numéros anciens, je crois que mon premier «article» parlait de «Neve Shalom Wahat al-Salam», ce village de la Paix auquel je n’ai cessé de m’intéresser, et qui ne comptait que 17 familles arabes et juives, alors qu’aujourd’hui elles s’élèvent à 50.

Mais revenons à mon expérience, non de journaliste plutôt de collaboratrice. Comme le dit si bien Fritz Tüller dans l’historique des dernières années de ce bientôt «centenaire», on a l’impression que celui-ci a souvent été mis aux soins intensifs, pour revivre mieux qu’avant grâce à des infirmiers aussi compétents que bénévoles.

Quant à moi, ma participation à l’Essor, c’est la joie de faire partie d’une équipe qui ne renonce pas à aller de l’avant malgré les difficultés, tout en partageant mes découvertes de lectrice et parfois mes réflexions personnelles sur des sujets qui me touchent particulièrement.

Pour terminer, je ressens notre «comité» comme un groupe de fourmis pleines de courage, qui transportent des parcelles d’un monde à créer, parcelles plus lourdes qu’elles, mais indispensables pour continuer à débroussailler le chemin d’un «présent – futur».

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